Note technique: Sur certains navigateurs, dont Microsoft Edge, l'affichage des contenus multimédias de cette page peut ne pas fonctionner correctement. Mais en cliquant sur le symbole du "carré avec une flèche" en haut à droite de chaque objet qui ne s'affiche pas, il est possible de les visionner dans une nouvelle page.
1961
Témoignage de Dr Pak:
"Le matin du 1er mars 1961, j'enfilai mon uniforme et me préparai à partir pour l'aéroport de Kimpo avec ma femme. Avant notre départ, nous nous rendîmes chez le révérend et Mme Moon pour leur dire au revoir. Mme Moon venait de donner naissance à sa première fille et se remettait de son accouchement".
Photo: Dr Pak attend son vol en compagnie de notre Père dans la salle d'embarquement de l'aéroport de Kimpo à Séoul; ce fut une dernière occasion de s'entretenir longuement avec le Père de son œuvre pionnière aux États-Unis.
A droite, calligraphie composée par le révérend Moon et offerte à Pak Bo Hi en 1961: "Le phénix a rejoint son territoire, il y prospérera et triomphera dix mille fois."
1er mars 1961: Nos fondateurs et les principaux membres de l'Église de l'Unification primitive se sont rendus à l'aéroport de Kimpo pour dire au revoir aux Pak avant leur départ pour l'Amérique. De gauche à droite : Bo Hi Pak, le révérend Moon, Mme Pak, Won Pok Choi, Won Pil Kim, Jil Ga Sa (Eu) et le président de l'Église, Hyo Won Eu.
Le Père (à gauche sur la photo, appuyé contre un arbre) avec des fidèles lors d'un office en plein air en 1961. Les offices occasionnels en plein air restent une tradition de l'Église coréenne.
1962
1963
Après une période de trois ans débutant en 1960, la devise annuelle "Devenons un sujet victorieux" a été adoptée pour les années 1963 à 1967 (Calligraphie Révérend Sun Myung Moon).
Au début de l'année, les vœux du Nouvel An ont été présentés à Dieu lors de la cérémonie de consécration du nouveau-né, Hyo-Jin Nim. Le Père a évoqué la nouvelle devise et prononcé son discours du Nouvel An. À cette occasion, il a expliqué :
"Ces trois dernières années ont été consacrées à préparer l'avenir de l'humanité ; à partir de cette année, nous entrons dans la prochaine étape de la restauration de toute chose, pour laquelle nous conserverons la même devise."
Il a souligné que, jusqu'à présent, nous avions mené une lutte défensive, mais que, pour les quatre années à venir, nous adopterions une attitude plus offensive.
La septième campagne de témoignage de quarante jours de ce cycle de trois ans s'est déroulée du 13 avril au 22 mai 1963, servant de mobilisation et permettant de régler toutes les dettes. Les membres se sont rendus ensemble dans trois milles localités, animés par la foi. Les marches de mille ri (près de 400 km) entre la province de Kyung-gi et celle de 500 ri (près de 200 km) entre la province de Kangwon et celle de Chungcheong du Sud méritent d'être consignées dans les annales.
Le 22 mai, date de la fin de cette septième campagne, a marqué la transition entre la troisième et la quatrième année. Dès lors, diverses procédures ont été réorganisées : tous les membres ont renouvelé leur inscription et réglé leurs cotisations impayées, permettant ainsi à chacun de remplir ses obligations.
Les membres de l'Église de l'Unification, représentant une partie du peuple coréen et ayant découvert la vérité avant les autres, se sont investis corps et âme pendant trois ans pour leur pays et leurs habitants. Au cours des sept périodes d'activités de témoignage et d'éducation, ils ont érigé mille autels de l'Unification, autant de pierres angulaires de la marche des soldats célestes. Ils ont inculqué à leur communauté un modèle de vie pour ceux qui avaient choisi la voie du ciel et ont réveillé l'esprit du peuple de sa torpeur.
Malgré les efforts des partisans de Satan pour anéantir le mouvement de l'Unification, l'Église a pu être officiellement enregistrée comme organisation caritative (n° 261) le 31 mai 1963. Le 4 octobre, elle a reçu l'agrément gouvernemental pour la création d'une fondation officielle destinée à assurer son soutien financier.
Le 26 juin 1963 (le 26 juillet du calendrier lunaire, soit le 6e jour du sixième mois) une fois réunies les conditions extérieures nécessaires, une cérémonie publique de consécration du navire "Cheonseung-ho" ("Victoire céleste") fut organisée lors d'un rassemblement de membres à Séoul.
À cette occasion, nos Fondateurs ont institué le "Jour de toutes les vraies choses" le 26 juillet 1963 (C. Lunaire) à l'église de Cheong-pa dong, à Séoul. Ainsi fut instituée une précieuse journée de célébration destinée à offrir au Ciel toutes choses appartenant au domaine satanique.
Le 24 juillet de cette même année 1963, la Sainte Cérémonie de Mariage de 124 couples fut célébrée dans une salle communautaire ; ce fut un moment précieux pour les participants, ainsi qu'une excellente occasion de témoigner au monde entier de la croissance de l'Église de l'Unification.
1964
1965
En 1965, le Dr Pak est salué par son père (à l'extrême droite) et nos Fondateurs, révérend et Mme Moon, alors qu'il partait à nouveau pour l'Amérique, cette fois en tant que missionnaire à plein temps.
1965, Le Père à Stanton Fitzwarren (UK),
établissant la Terre Sainte
Le Père à la terre sainte de Twin Peaks, à San Francisco. Le 28 janvier 1965, le Vrai Père entame sa première tournée mondiale. Au milieu des années 1960, l'œuvre en Corée s'était suffisamment consolidée pour que l'Église de l'Unification soit prête à se consacrer sérieusement à sa mission mondiale. Le signe le plus évident en fut la première tournée mondiale du « Vrai Père » en 1965. L'objectif principal de ce périple était de relier au monde entier le fondement établi en Corée. Le Père a raconté :
"En 1965, j'ai entrepris mon premier tour du monde. Ma valise était remplie de terre et de pierres provenant de Corée. Mon intention était de déposer cette terre et ces pierres coréennes dans chaque pays visité, afin de symboliser le lien entre la Corée et le reste du monde. Pendant dix mois, j'ai parcouru quarante pays, dont le Japon, les États-Unis et les nations d'Europe. […] À mon retour à Séoul, ma valise contenait de la terre et des pierres provenant de 120 lieux répartis dans ces quarante pays. […] C'est ainsi que j'ai relié la Corée à ces quarante pays, préparant ainsi le jour où un monde de paix deviendrait réalité."
Après un séjour de deux semaines au Japon, le Vrai Père passa près de cinq mois aux États-Unis, du 12 février au 1er juillet 1965. Il y consacra 55 "Terres saintes" à travers les 48 États contigus du pays. Après un bref déplacement au Canada et dans plusieurs pays d'Amérique du Sud, il entama le volet européen de sa tournée. Il se rendit ensuite vers des terres plus anciennes : l'Égypte et le Moyen-Orient. C'est alors qu'il se trouvait en Iran qu'il apprit l'existence du conflit entre le Pakistan et l'Inde. Évitant totalement le Pakistan, son groupe ne parvint qu'avec difficulté à quitter l'Inde pour se rendre à Singapour, en Malaisie, en Thaïlande et au Vietnam — ce dernier pays grouillant alors de soldats américains. Suivirent les Philippines, Hong Kong, Taïwan et enfin le Japon, le 29 septembre 1963 ; après un séjour de douze jours, le Père rentra en Corée le 10 octobre 1963, 260 jours après son départ.
Arrivée de notre Fondateur à Francfort, en Allemagne, en juillet 1965, lors de sa première tournée mondiale. De gauche à droite : Barbara Vincenz, Elke van der Stock, Peter Politzki, Dr Kae Hwan Kim, Reiner Vincenz, Sang Ik Choi, Rotraut Koch, le Père, Elisabeth Herzer, Mme Won Pok Choi, une représentante italienne, Paul Werner, Dr Young Don Kim, Peter Koch, Paul Wanner (?), Christel Werner, Klaus Werner, Gerhard Kunkel, Ursula Schuhmann.
J'ai commencé ma mission le 21 décembre 1969 (date d'ouverture de la mission : 2 décembre 1969). Pendant ces huit années, j'ai perdu mon emploi et j'ai cherché un moyen de traduire le Principe. Sans ressources, j'ai commencé à donner des cours particuliers de français. Le Père et le monde spirituel ont œuvré et des personnes de tous horizons sont venues me voir : musulmans, enfants américains, Arméniens, etc. J'ai utilisé l'argent gagné pour faire traduire le Principe en arabe. Cela a engendré des coûts et j'ai dû embaucher une dactylo. J'ai essuyé de nombreux revers. Pour trouver une solution, j'ai fait sept fois le tour de Beyrouth à pied. Il me fallait encore trouver une imprimante et, dans une école où j'enseignais, j'ai pu utiliser celle d'une machine à imprimer le soir après les cours. C'est là que j'ai commencé à imprimer le Principe. J'ai alors réalisé combien de fois l'histoire du Père s'écrit la nuit. Finalement, la traduction fut achevée en soixante-dix jours. Le Liban est le pays arabe le plus occidental. Il entretient de bonnes relations avec la France. La traduction du Principe Divin a été la première chose à laquelle j'ai consacré mon cœur, mon esprit et mes ressources .
Le Père, Mme Won Pok Choi, Mme Young Oon Kim, Paul Werner travaillant à l'établissement de la Terre Sainte à Paris (France)
De gauche à droite, premier plan : ..., Reiner, Papa san (Sang Ik ) Choi, Kefan Kim, Mrs Won Pok Choi, en arrière plan Christel Werner
Le Père, Mme Won Pok Choi, Mme Young Oon Kim, Paul Werner; pause déjeuner, probablement au Bois de Boulogne
Carnet de voyage de mme Won Pok Choi
Le Père et Mme Won Pok Choi visitent les États-Unis pour la première fois en 1965.
Ici acueilli à San Fransisco par Mme Young Oon Kim et les membres locaux.
1966
Peter Koch, le premier missionnaire en Europe, était arrivé dans son Allemagne natale en 1963. Reiner Vincenz, son fils spirituel, fut le premier membre à rejoindre l'Église en Europe. Voici le récit du révérend Vincenz, raconté à l'assemblée lors du culte du dimanche à Belvedere, dans l'État de New York, en mars 1984.
La première rencontre avec le Messie
En 1965, peu après mon arrivée (à l'automne 1964), le Père vint en Europe pour la première fois. Il parcourait le monde et personne en Europe ni en Amérique ne l'avait jamais vu. Imaginez un peu ! Notre première rencontre avec le Messie ! Lorsqu'il arriva dans notre petit centre de Francfort, personne ne savait comment l'accueillir. Nous étions tous très nerveux, car nous ne savions pas quoi faire.
Nous ne voulions surtout pas l'accueillir de façon ordinaire à l'aéroport. J'ai finalement réussi à convaincre le directeur de l'aéroport de nous laisser l'accueillir à la sortie de l'avion. Nous avions une grande pancarte en coréen qui disait : « Bienvenue en Allemagne, Révérend Moon. »
Puis le Père est arrivé. Je n'oublierai jamais ce premier instant. Il est venu, il nous a regardés – des gens si étranges, si improbables, plantés là sur la piste. Mais il semblait si heureux, si reconnaissant !
J'ai regardé la photo de cet événement d'innombrables fois. Il me semble qu'il n'a rien dit, mais j'ai ressenti ses mots : « Ils m'ont reconnu. Je suis si reconnaissant. » J'ai montré cette photo à beaucoup d'autres et ils ont partagé le même sentiment. Alors peut-être que cette intuition vient vraiment de Dieu.
Quand nous avons conduit Père jusqu'à notre centre, nous ne savions toujours pas quoi faire ; nous nous sommes même perdus. Mais Père a été le premier à nous aider à retrouver notre chemin. Je me souviens très bien que Père était toujours le premier : le premier en haut des escaliers, le premier à table, toujours en avance sur tout le monde.
Notre première rencontre avec Père a été assez marquante. Pendant les semaines précédentes, nous avions préparé de nombreuses questions à lui poser. Mais vous savez comment est Père. Sans prévenir, il a soudainement convoqué une réunion. Puis il nous a demandé si nous avions des questions, mais nous avions tous laissé nos cahiers dans l'autre pièce. Nous avons baissé la tête et sommes restés silencieux. Je me sentais si mal. On aurait dit qu'il ne nous intéressait pas.
Puis Père a commencé à chanter « Dong bang e ». Nous nous sommes regardés, interloqués. Il a alors demandé à un frère coréen, le docteur Kae-hwan Kim, d'écrire les paroles. Il les a écrites sur un petit tableau. Père a regardé autour de lui, mais nous étions vraiment paralysés. Je crois qu'il a dû chanter ce chant au moins douze fois, tout seul. Finalement, un par un, il nous a fait sortir de notre torpeur et nous avons pu le rejoindre.
C'était un moment historique. En réalité, j'étais triste car j'avais le sentiment que nous avions tous échoué lors de cette réunion. Alors pourquoi sommes-nous tous si redevables envers le Père ? Parce que c'est lui qui nous sort de notre paralysie et de l'ancien monde, millimètre par millimètre. Quand j'entends ce chant, je me souviens toujours que, petit à petit, le Père peut nous en sortir.
Le Père a passé du temps avec nous et a voyagé avec nous. Une chose m'a toujours profondément marqué : si nous voulions apporter la vie à l'Allemagne et aider la nation à survivre, nous devions d'abord servir trois autres pays. Sinon, l'Allemagne n'aurait aucun moyen de renaître. Il l'a répété plusieurs fois. Les jours passaient et le Père continuait de parcourir l'Europe, mais je n'ai jamais oublié son mandat : envoyer au moins trois missionnaires.
Nous pouvions facilement trouver deux membres prêts à partir en mission, mais nous cherchions parmi nous un troisième. Alors, je me suis porté volontaire. Je voulais devenir missionnaire. Cependant, j'étais le plus jeune ; et les autres frères et sœurs n'avaient aucune confiance en moi et me disaient de ne même pas y penser. Ils riaient et disaient que je m'effondrerais si je partais. Mais je continuais de prier : "Seigneur, tu m'as guidé jusqu'ici, et si tu le veux vraiment, tu peux m'aider à aller plus loin." Je n'avais personne pour me soutenir, à part Dieu, car tout le monde était si sceptique, mais j'ai demandé : "Ne pourrions-nous pas écrire à notre Père pour lui demander son avis ?" Nous avons donc interrogé notre Père, et il a donné son accord. Je n'oublierai jamais le jour où la réponse est arrivée. J'ai réussi, et j'étais fou de joie ! J'avais notrePère comme Père. C'était merveilleux. Alors, en février 1966, j'ai quitté l'Allemagne pour la France.
Ursula Schuhmann (Barcelona Spain):
Dear Miss Kim: You are probably waiting to hear something about the work in Spain. I have concentrated on one of the Protestant churches, going there regularly and shar¬ing their activities. Last Saturday I had the first chance to lecture to their youth group. About fifteen young people came to hear my talk on "False Christs and Prophets. " The pastor asked me afterwards to work out some more talks. Of course, I have to work very carefully, giving the Principle in an indirect way. Most of these young people are already good friends of mine.
One of the students I met on Parents' Day met the "girl of his life" a few days after hearing the conclusion! Now he is engaged to this German girl Last week they visited me and both are studying now.
One of my prospects, a professor, also works in a printing company and found me a job in his office correcting a German-Spanish dictionary. I am also translating travel guides into German. In this way, I earn quite well and can do this work at home. I still type the correspondence for the German engineer in whose house I stayed when I first came.
For three months I have been lecturing to an attorney, a yoga fan. He is the listening type. The professor I mentioned helps me with my Spanish translations, even though he still has some strong doubts. These are the more advanced people. Several others have just started reading the preface and Chapter One. It is hard to meet Spanish people. They are very reserved.
I just got my visa renewed for three months. Next time, I will either have to leave and enter again or find a job. Now I am still on a student's visa. Perhaps I can enroll at the university. This will be taken care of in its time.
Please say hello to the rest of the Family.
Sept. 11, 1966 - Teddy Verheyen (Amsterdam Holland):
Dear Miss Kim: I am still making conditions here. How much I don't know. Wish I did so that it would encourage me to work even faster. There are about eight people studying at this time. There could be more, but I cannot keep up with it. I have been giving out many pamphlets and have sent them all over the world. I got one reply from the head of the White Brotherhood. I have written to the parents of Johan van der Stok. They want to contact me again in October.
I am still working alone but am not giving up. If I am still alone in ten years, maybe I will. I haven't been to Germany for months because I have nothing to show. I will not go on Children's Day unless someone has completely accepted, I'm afraid if I leave, those who are studying might quit. I feel that someone very good will respond soon, Dutchmen are very slew in accepting, but once they de they will be very good workers.
I miss you all very much. Sometimes it is difficult not to take a plane to Washington, D. C. I pray that many conditions v/ill be made so that our movement will take a surprisingly big step forward in 1967.
Rome, Italy September 12, 1966 Doris Walder
Dear Family.- Three weeks ago I attended a debate between several Protestant ministers and teachers of religion and Father Stranski, a Catholic priest who is one of the leading figures in the Ecumenical Council. He worked with Pope John and helped in the process of liberalizing the Catholic approach to other denominations, striving for unity and various other articles of reform. I was extremely impressed with his speech and would like to share some of its highlights with you.
He said that Christianity must have action, and that the Pope was not responsible to act but that the responsibility was in the hands of the people. He said that, from what he had observed, the Pope was a prisoner in the Vatican. He admitted that the average Italian was completely in the dark concerning the teachings of other denominations and must be educated in order to open their hearts to others and not be prejudiced. He especially pointed out that the prejudice was primarily associated with the priests and monks who not too long ago would stop at nothing to annihilate any new religious move¬ment by discrediting them in all ways.
The most startling statement was that Christianity is diminishing today, and there is a great conflict as to how to apply the old ideas with the scientific age in which we now live. The eternal truth must be expressed in new language.
I felt a feeling of near desperation, of sheer frustration on the part of those who took part in this discussion. There was a tremendous amount of questioning, yet not a single solution.
After the meeting I had the opportunity of speaking to several ministers and to Father Stranski. Much to my surprise, I found the ministers far less liberal in their thinking than Stranski. They were almost childish and acted as if this discussion with the Catholic hierarchy were the greatest feat possible. I was appalled at their obvious insincerity. Father Stranski was far more genuine. When the Cain of Christianity will admit that it needs help and has been wrong many times in the past, is this not a sign that perhaps it will give way to new thought, possibly even before Abel?
We will certainly see in the not too far distant future. Let us fight as never before and bring all people to the realization of the eternal truth.
Baumholder, Germany Sept. 23, 1966 David Flores
Dear Miss Kim: It is my joy to write you at this time. I count it a blessing to have this opportunity.
I arrived safely in Frankfurt on Sept. 18. After arriving, there were some formalities and then we were marched, like children, to the train station. We were expected to sit for six hours until our train came. I decided I would make it a point to speak to Peter Koch that day. I thought to call him, but could not find his number. I asked a few people if they knew the street. Fortunately it was close by. I walked there and spent about 45 minutes with Peter and Barbara.
Peter is a very exciting person. He has many ideas for our movement. He gave me much information on the German Family as well as all Europe, and showed me copies of the various translations. I thought it necessary that, on this first day of meeting, I should commit myself to his Family I told him my plan and what I am to do while here. I told him that I am at his side just as the German Family is, and that I will work with him for the time I am here. While I have a commitment to the United States Family, I also have one to the German Family. We agreed that a strong bond must be established between these two nations. I pray for Father's strength in this new chal¬lenging job.
I am stationed about 110 miles southwest of Frankfurt. I am still close so transporta¬tion is not difficult. This little mountainside town was a training camp for Hitler's men. I believe it is the largest U. S. installation in Germany. It is already quite chilly here.
Thank you, Miss Kim, for your time and know that my prayers and thoughts are ever with you.
Paris, France October 13, 1966 Reiner Vincenz
Dear Miss Kim; So many things have happened here, but I am sorry to say mostly bad things. During the summer our Father was helping me to contact and meet many people, especially a good and prepared French boy and a girl who had spent four weeks in the Frankfurt Center. Progress was slow, but they understood the Principles from day to day a little more. Doris also sent a woman, a well-known pianist, but she indicated that she was not interested. I have contacted and spoken with many people from France and different nations In all the time of my mission here I have been so happy that Father was helping me.
About three weeks ago Barbara Koch visited me, I was very happy. In the weeks before, Satan was so active. I have never had such an experience before. On the last day of Barbara's stay, I was working in the kitchen of the small hotel where I work when suddenly I saw everything double and triple, and then I lost consciousness. After a short time I awoke, but could not move in the direction I wanted, couldn't understand people, nor translate the language, nor taste. The left part of my brain was lame and I had to feel my way along the walls to find my room. The next three days were terrible, I had to work but was doing it mechanically, afraid that my boss would fire me and I would lose my job and room. Crossing a street was a big problem for me. For three days I could not pray. On the fourth day it was a little better. Barbara wrote to one of my students and in a few days the student started to work for me. I was so thankful. Meanwhile, Peter wrote an express letter to Mrs. Choi in Korea to help with prayers for France and me personally. One of the members of the Frankfurt Family knew an excellent medical doctor and a few days later I went to a hospital for a complete examination of my brain. I spent 12 days in Frankfurt and got better from day to day. Last Tuesday I saw the doctor for the last time. He is surprised that my body is ok in such a short time, but I could not find an opportunity to tell him more about the real power which has given health back to me.
Yesterday I returned to Paris and today is my first working day after 12 days of difficulty. Everything is all right, but I am a little tired.
It is very difficult to find a job and a room in Paris. I clean the rooms of the Ministry of Finance in the morning; in the afternoon I sell newspapers and during the day I work in a hotel in the center of Paris. Unfortunately, I must work seven days a week.. The boss gave me a little room (perhaps eight feet, square) on the same street. I fix breakfast for all the clients (35-40), take it to their rooms, pick the trays up later, clean all the rooms, work in the kitchen, write the correspondence, make reservations and handle the money. I work from 8:30 in the morning until 3:30 at the hotel and four times a week from 6:30 to 8:30 in the evening. This is very bad because I cannot contact people on those four nights until later in the evening. All together, I work about 43 hours a week. My boss gives me the room free and I get free food while I am working. I am very thankful for this job. My income per month is nearly $30 American. It is very little, but I am happy to get it.
You know how difficult it is for most people to overcome Satan. This is especially true of the French. Satan can work in this country particularly through sex, good food, and amusements. But our Father is with us and we are happy to help Him establish the new world. I am sure that Father has pre¬pared His own children in this nation.
During my time in Frankfurt I was happy to meet David Flores. He visited the Family twice, although he is in the army far from the Center. He will be a good help to the German Family.
Dear Miss Kim, I will be thinking of you and the whole American Family every day. I thank our Father so much that He has given me back my spiritual power, and hope that the physical will also soon come back. On Children’s Day I will be with all of you very close in spirit. With all my love and many thanks in the name of our Lord.
1967
Documentation 1967
1968
Terre Sainte à Paris, circa 1968
1968: les premiers membres en France:
Henri, Rémi, Thérèse!
1969
28 Mars 1969 - Bénédiction à Essen (Allemagne)
La deuxième étape de la Bénédiction des 43 Couples s'est déroulée le 28 mars 1969 à Essen, en Allemagne, neuf ans seulement après la première cérémonie de bénédiction de mariage en 1960 des trois couples. Ce rassemblement a marqué une expansion significative de la Bénédiction au-delà des États-Unis, symbolisant la dimension internationale croissante du mouvement à cette époque. Huit couples ont participé à la cérémonie, représentant l'établissement d'un fondement spirituel en Europe.
Nous quatre, Reiner, Henri, Rémi et Thérèse, sommes arrivés à Essen. La famille autrichienne était déjà sur place, et nous avions l'impression de toujours vivre ensemble. La famille allemande s'était occupée de tous les détails pratiques, et nous avons pu concentrer toute notre attention sur ce grand moment historique. Avec 120 frères et sœurs, nous sommes allés accueillir les Vrais Parents à l'aéroport de Düsseldorf, en Allemagne. Ce texte ne sera pas un autre compte rendu de notre visite à Essen, mais simplement quelques impressions. La force et l'amour de notre Maître étaient manifestes dès notre première rencontre. Après les chants et la présentation de chacun, nous avons écouté l'enseignement du Principe Divin à travers la voix même de celui qui l'avait découvert. Plus que jamais, il devenait une réalité vivante, à des années-lumière de tout enseignement intellectuel. Nous ressentions avec joie la chance que nous avions de pouvoir grandir vers l'idéal de la création, d'être acceptés et bénis. Jour après jour, l'intensité augmenta jusqu'à l'apogée de la visite, la bénédiction du vendredi 28 mars 1969 au soir , où majesté et simplicité, Ciel et Terre, Dieu et l'homme, Famille et Parents s'unirent. Notre Père nous conduisit tous au Ciel, car ce soir-là, une nouvelle victoire sur Satan avait été remportée, une victoire aux conséquences immenses et éternelles dont l'humanité pourra constater les effets dans quelques années.
Notes de Didier Vasse : « Lors de la visite des Vrais Parents à Essen le 28 mars 1969, huit couples européens ont été bénis, dont Reiner Vincenz et Barbara Koch. Pour Reiner, ce fut un grand changement dans sa vie, pour lequel il était très reconnaissant. Grâce à la visite de nos Vrais Parents, la France a été grandement bénie et l’œuvre du Père céleste a pu se développer bien mieux. »
Note concernant la bénédiction des 43 couples : Cette bénédiction s’est déroulée en trois étapes distinctes en 1969. La première étape, le 28 février, a consisté en la bénédiction de 13 couples à l’église de Washington, aux États-Unis. Le 28 mars, à Essen, en Allemagne, 8 couples ont été bénis, dont Reiner et Barbara Vincenz ; et le 1er mai, 22 couples ont reçu la bénédiction à Tokyo, au Japon, soit un total de 43 couples.
Mardi 1er avril 1969, vers 12h30, à l'aéroport, en attendant les bagages !
Mardi 1er avril 1969, vers 12h30, accueil de notre Père et de sa délégation à l'aéroport du Bourget
Mardi 1er avril 1969, vers 12h30,
accueil de notre Père et de sa délégation.
1er avril 1969, rue des Peupliers, Boulogne-Billancourt « Après le premier repas ensemble, préparé par Barbara et Thérèse, nous sommes partis pour Holy Ground... »
1er avril 1969 : « Nous nous sommes dirigés vers la tour Eiffel, à quelques pas de la Terre Sainte. Avant d'atteindre le troisième étage, l'attente fut très longue… Nous avions vue sur les Invalides (le tombeau de Napoléon), le Louvre, l'Arc de Triomphe, Notre-Dame, la Maison de la Radio, etc. »
2 avril 1969, rue des Peupliers, Boulogne-Billancourt « Le mercredi 2 avril 1969, nous avons dit au revoir à Mlle Kim et à Neil, qui prenaient l'avion pour Genève,
puis nous sommes partis pour Versailles. »
2 avril 1969 : « À 10 heures, nous avons eu une visite guidée de Versailles ; à 11 h 45, nous étions au Louvre. Comme lors de sa première visite en 1965, le Maître voulait rester trois heures dans cet immense musée ! »
2 avril 1969 : « À 15 heures, nous étions au Centre, affamés, avant de poursuivre notre excursion par une croisière sur la Seine … »
Kefan Kim nous a accompagnés à Paris pendant une demi-journée. Nous avons visité l'Île Saint-Louis, et Notre-Dame de Paris se dévoilait dans toute sa splendeur au milieu des arbres en bourgeons. Mais le regard du Maître restait toujours lointain …
Jeudi 3 avril 1969 : « Le matin, vers 10h30, après être passés devant l’Élysée,
nous nous sommes arrêtés aux Galeries Lafayette … »
( Photo prise sur le toit des Galeries Lafayette)
Mardi 1er avril 1969, départ de la délégation pour l'Allemagne (Orly)
Le lundi 24 mars 1969, notre Père et son entourage sont arrivés à l'aéroport de Düsseldorf. Il y avait notre mère , âgé de vingt-six ans, enceinte de Hyun-jin nim, et des personnalités telles que M. Hyo Won Eu (Yu), alors président de la HSAUWC, M. Osami Kuboki, le premier adepte non coréen béni, qui était un ancien membre éminent du Risshō Kōseikai 立正佼成会 [l'une des nouvelles religions dérivées du bouddhisme apparues au Japon après la Seconde Guerre mondiale], et qui, après y avoir adhéré en 1962, est devenu président de la HSAUWC Japon (1964-1991), Young Oon Kim (1914-1989) et Won Pok Choi (1916-2016), qui fut pendant près de deux décennies la plus proche collaboratrice de notre père (qui lui attribuait un rôle providentiel clé) et l'éducatrice maternelle de notre mère. De plus, le groupe était escorté par Neil Winterbottom, un proche de Yong-Oon Kim basé à Washington, qui a fait office de garde du corps du père durant le voyage . [Pokorny 2017 p. 218-219]
Témoignage d'Henry : Lorsque Rémi, Thérèse et moi sommes rentrés à Paris le dimanche 30 mars 1969 au matin , nous étions une nouvelle famille, avec une mère et la force et la lumière que nous avions reçues à Essen. Le mardi 1er avril 1969, à 12 h 30 , une visite a commencé pour la Famille française à l'aéroport du Bourget (Paris). Cette visite était si extraordinaire et unique par sa simplicité, sa chaleur familiale et sa joie profonde : notre Maître, notre Mère, Mme Choi, M. Eu (le président de l'Église coréenne), M. Kuboki, Mme Kim, Neil Winterbottom, Reiner, Barbara et Tchi, un jeune Coréen de Duisbourg, venaient d'arriver à Paris. Après notre premier repas ensemble, préparé par Barbara et Thérèse, nous sommes partis pour Holy Ground. Mme Choi nous avait réservé une merveilleuse surprise : nous parler en français. Barbara et Thérèse restaient pratiquement toujours à la maison pour préparer les repas. Le Maître était heureux de revenir à la Terre Sainte (bénie en 1965) avec certains de ses enfants venus de France et, tel un père, il nous a invités à former un cercle autour de lui pour prier.
Nous nous sommes ensuite dirigés vers la Tour Eiffel, à deux pas de la Terre Sainte. L'attente avant d'atteindre le quatrième étage fut interminable, mais au milieu de la foule de jeunes et de touristes, nous avions la chance d'avoir le Président avec nous ! Nous avions une vue imprenable sur les Invalides (le tombeau de Napoléon), le Louvre, l'Arc de Triomphe, Notre-Dame, la Maison de la Radio, etc. On se serait cru sur un champ de bataille ! (Vue de Paris depuis la Tour Eiffel) À 17h30, nous avons commencé la visite de Paris : Arc de Triomphe, Champs-Élysées, Concorde, Opéra, Louvre. Nous étions en plein embouteillage. À 19h00, nous sommes rentrés au centre. Après le déjeuner, il nous restait très peu de temps. Nous l'avons mis à profit pour discuter de politique française!
Le mercredi 2 avril 1969 , nous avons dit au revoir à Mme Kim et Neil, qui prenaient l'avion pour Genève, puis nous sommes partis pour Versailles. À 10h, nous avons visité Versailles avec un guide. Une longue période de l'histoire de France s'est déroulée sous nos yeux à travers les œuvres de peintres célèbres comme David (Le Sacre de Napoléon Ier) et la célèbre Galerie des Glaces. À 11 h 45, nous étions au Louvre. Tout comme lors de sa première visite en 1965, le Maître a voulu rester trois heures dans cet immense musée ! Nous avons longuement admiré les peintures classiques et la magnifique Joconde. Nous avons également vu la salle impressionniste du Jeu de Paume, au bout du jardin des Tuileries. À 15 h, nous étions au Centre, affamés, avant de poursuivre notre visite de Paris par une croisière sur la Seine. Kefan Kim nous a rejoints à Paris pour une demi-journée. Nous avons fait le tour de l'Île Saint-Louis, et Notre-Dame de Paris se dévoilait dans toute sa splendeur, au milieu des arbres en bourgeons. Mais le regard du Maître était encore lointain. À 18 h 30, nous étions dans une petite salle près de la Sorbonne pour la projection d'un film français, « Goto, l'île de l'amour » : quelques habitants d'une île vivent aujourd'hui comme au siècle dernier, dans un cadre très délabré.
Après un thé pris dans un café du boulevard Saint-Michel avec nos Parents et Mme Choi, nous avons tous pris nos deux fidèles voitures (une DS 21 et une Peugeot 404 !) pour traverser Paris : Rivoli, Concorde, les Champs-Élysées, l'Arc de Triomphe, et enfin Montmartre, où nous avons contemplé un panorama de la capitale sous une magnifique lune ; un moment inoubliable pour nous tous, et particulièrement pour Reiner, qui était venu si souvent prier ici. Nous avons suivi le Maître, qui est entré dans la basilique où une messe commençait. Le Maître a demandé la signification des voiles sur les statues. Nous étions en effet au moment où les chrétiens célébraient la Passion du Christ. Cette situation nous a attristés, car elle nous montrait une fois de plus que l'aveuglement des chrétiens était semblable à celui des Juifs deux mille ans auparavant. Cependant, nous savions qu'un grand nombre de personnes spirituelles françaises étaient présentes et avaient perçu la lumière divine. À 23 h, nous avons conclu cette longue journée par un repas tardif et quelques questions au Maître, notamment sur notre travail. « Maintenant, combattez Satan avec la même force que Napoléon a déployée contre lui. » Le Maître nous a confié un immense programme à accomplir dans ce pays. À présent, nous sommes plus unis à lui que jamais, corps et âme, jour et nuit.
Jeudi 3 avril 1969 : Le matin, vers 10h30, après être passés devant le palais de l'Élysée, nous nous sommes arrêtés aux Galeries Lafayette. Nous avons tous été frappés par la simplicité de nos Parents dans toutes les situations, pourtant si différentes. Notre petit appartement de quatre pièces favorisait cette merveilleuse ambiance familiale. Seuls M. Eu et M. Kuboki ont dû dormir dans un hôtel voisin. Le dernier repas que nous avons partagé et les adieux à Orly ont été empreints d'une intense sensation céleste. Nous avons attendu dans le grand hall de l'aéroport, assis pendant 30 minutes, priant pour que notre Père céleste conduise maintenant beaucoup de personnes dans sa Famille. Aju !
Reiner and Barbara: they were blessed in March 1969. The photo on the left, outdoors in black and white, is from late 1969, because there seem to be members around them...
November 10, 1969, Children's Day
Notes de Didier Vasse : « … La Journée des enfants 1969 fut une journée de grande joie pour nous tous. C’était la première Journée des enfants que les familles françaises purent célébrer ensemble. Le dimanche soir à 22 heures (heure coréenne, soit lundi matin à 6 heures), après notre pèlerinage en Terre Sainte, nous nous sommes réunis pour la cérémonie. Nous étions sept : Reiner et Barbara, Henri et Rémi, Thérèse, Robert et Génie. Nous nous sentions profondément unis par l’amour de notre Père céleste, de nos Vrais Parents et de nos frères et sœurs du monde entier. Nous avons pleinement ressenti la grandeur de cette journée. »